Que celui qui a des oreilles entende!

Bonjour,

On me pose souvent une question: “Est-ce que vous pouvez me garantir que je vais développer mon oreille absolue?”

Ma réponse est toujours: “C’est à vous de décider si vous allez l’utiliser. Je peux vous montrer la porte mais vous allez entrer vous-même”.

C’est vrais que toute formation, tout développement, tout changement demande de la détermination pour y arriver. Le manque de volonté de réussir peuvent tuer tout effort.

Par contre, il y a des histoires incroyables qui nous donnent des exemples de ce que l’on peut faire si on s’aligne avec son désir et sa détermination.

Récemment j’ai découvert une histoire qui m’a beaucoup ému, une histoire d’un garçon né SANS OREILLES. Le médecin déclara que l’enfant était sourd-muet dès le jour de sa naissance.

Mais son père récusait ce diagnostique. Il ne pouvait s’expliquer comment il savait qu’un jour son fils entendrait et parlerait. Lorsque l’enfant fut une peu plus grand, on remarqua qu’il entendait très faiblement quelques sons. C’était tout ce que son père voulait savoir; car il était persuadé que si le garçon pouvait entendre, même faiblement, il pourrait développer son ouïe.

Je vous dirai à l’avance, pas seulement que le garçon finalement se retrouvait à pied égale avec tout le monde, mais il pourrait venir en aide à des millions de sourds!

Ce témoignage fabuleux de la détermination du béton, du choix sans déviation m’a beaucoup inspiré et j’espère qu’elle vous inspirera aussi. Finalement, notre esprit n’a pour limites que celles que nous lui reconnaissons :)

Comment les parents réussissaient d’enflammer un désir ardent d’entendre en petit garçon, comment ces parents combattaient pour lui avec tous qui disaient que l’on ne peut pas rendre possible “l’impossible”, vous pouvez lire dans l’histoire passionnée en entier ici:

Le désir rend possible “l’impossible”

[…] Tout d’abord, permettez-moi de vous présenter l’être le plus extraordinaire que j’aie connu. Lorsque je le vis pour la première fois, il venait de naître et sa petite tête ne portait pas trace d’oreilles. Le médecin déclara que l’enfant était sourd-muet.

En moi-même, je récusai vivement ce diagnostic. J’en avais le droit. J’étais le père de l’enfant. Mais je ne dis rien. Je ne pouvais m’expliquer comment je savais qu’un jour mon fils entendrait et parlerait. Plus que tout au monde je désirais qu’il fût normal. Je sentis que je devais faire passer mon propre désir dans son esprit. Je n’en parlai à personne et tous les jours je me répétais l’engagement que j’avais pris vis-à-vis de moi-même: faire de mon fils un être normal.

Lorsqu’il fut un peu plus grand et eut l’âge de s’intéresser aux objets qui l’entouraient, nous nous rendîmes compte qu’il entendait très faiblement. À l’âge où les autres commencent à parler, il n’essayait même pas de balbutier, mais nous savions, grâce à certaines de ses réactions, qu’il entendait vaguement quelques sons. C’était tout ce que je voulais savoir; car j’étais persuadé que s’il pouvait entendre, même faiblement, il pourrait développer son ouïe. Et un jour cet espoir se trouva confirmé d’une manière tout à fait inattendue.

Nous trouvons un moyen

Nous achetâmes un phonographe. Quand l’enfant entendit de la musique, il fut tout émerveillé et accapara rapidement l’appareil. Un jour, il fit tourner le même disque pendant deux heures, debout devant le phonographe, les dents soudées au bord du coffre. Plus tard, apprenant que l’os est bon conducteur du son, nous sûmes la raison de cette attitude. Je me rendis compte qu’il me comprenait parfaitement lorsque je parlais en appuyant les lèvres sur l’os mastoïde à la base de son crâne. C’était le moment de transférer dans son esprit mon désir. Comme il aimait beaucoup qu’on lui racontât des histoires, j’en inventai qui devaient développer sa confiance en lui, son imagination et un désir ardent d’entendre et d’être comme les autres enfants.

À son histoire préférée je donnais, chaque fois que je la contais, une nouvelle intensité dramatique. Elle avait pour but de le persuader que son infirmité n’était pas un boulet qu’il traînerait toute sa vie, mais un atout formidable. Bien que toutes les philosophies m’aient enseigné que tout revers porte le germe de la réussite, je dois avouer que je ne voyais absolument pas comment cette infirmité pourrait jamais se transformer en précieux avantage!

Rien n’aurait pu l’arrêter

En repensant à cette expérience, je comprends que les résultats inouïs que nous obtînmes étaient avant tout dus à la foi que mon fils mettait en moi. Il ne s’étonnait de rien, ne me posait jamais de questions. Je lui expliquais qu’il possédait un net avantage sur son frère aîné ce qui, de plusieurs manières, jouerait en sa faveur. Par exemple, à l’école, ses professeurs s’occuperaient davantage de lui et seraient très gentils, ce qui se révéla toujours exact. Lorsqu’il serait assez grand pour vendre des journaux et se faire un peu d’argent de poche, comme son frère, les gens lui donneraient de plus gros pourboires, le jugeant très courageux. Il avait environ sept ans lorsqu’il nous prouva pour la première fois que notre méthode portait ses fruits. Il voulait vendre des journaux, mais sa mère s’y opposait.

Finalement, il décida d’agir seul. Un après-midi que nous l’avions laissé avec les domestiques, il sauta par la fenêtre de la cuisine, roula sur le sol, se releva et s’enfuit à toutes jambes. Au cordonnier, notre voisin, il emprunta six cents pour acheter des journaux qu’il vendit, en racheta avec son gain et continua ce trafic jusqu’au soir. Les 6 cents remboursés, son bénéfice net était de 42 cents. Lorsque nous rentrâmes à la maison, il dormait dans son lit, serrant dans une main sa petite fortune.

Sa mère pleura. J’eus la réaction contraire: j’éclatai de rire; j’avais enfin réussi à inculquer à l’enfant la confiance en soi. Dans cette aventure, sa mère ne voyait qu’un infirme errant seul dans les rues et risquant sa vie pour gagner un peu d’argent. Je voyais un petit homme d’affaires, courageux, ambitieux et indépendant qui, en agissant ainsi, s’était moralement enrichi et avait gagné la partie. Mon fils s’était montré très débrouillard et je pensais que cette qualité était appelée à lui rendre service plus tard.

Enfin il entend!

L’enfant fit toutes ses classes, puis fréquenta l’université sans pouvoir entendre ses professeurs sauf quand ceux-ci criaient et qu’il était au premier rang. Nous refusâmes de l’envoyer dans une institution pour sourds et ne voulûmes pas qu’il apprît l’alphabet des sourds-muets. Nous désirions qu’il partageât la vie des autres enfants et nous persistâmes dans notre décision bien que nous eûmes à nous battre de nombreuses fois avec les autorités scolaires qui n’étaient pas de notre avis.

À l’époque de ses études secondaires, il essaya un appareil électrique pour sourds, mais sans résultat. Aussi lorsque quelques années plus tard, peu avant de quitter l’université, il en reçut un autre, hésita-t-il longtemps avant de le porter, craignant une déception aussi grande que la première. Finalement, n’y tenant plus, il plaça l’appareil au petit bonheur sur sa tête, le mit en marche et … miracle! comme par magie, le rêve de toute sa vie se réalisa: pour la première fois, il entendait presque aussi bien que les autres!

Bouleversé, il se précipita au téléphone et appela sa mère. Il entendit clairement sa voix, comme le lendemain il devait entendre ses professeurs. Il pouvait converser sans que ses interlocuteurs dussent crier. Un monde nouveau s’ouvrait à lui.

Mais la victoire ne fut complète que lorsque le jeune homme eut métamorphosé son infirmité en un splendide atout.

Le jeune sourd aide les autres

Réalisant encore difficilement tout ce que cette découverte allait lui apporter, il écrivit, fou de joie, au fabricant de l’appareil lui décrivant avec enthousiasme sa propre expérience. Sa lettre plut. Il fut invité à New York, escorté jusqu’à la fabrique où il rencontra l’ingénieur en chef. C’est en lui racontant comment sa vie avait été transformée par le petit appareil, qu’une idée, qui allait convertir son infirmité en atout et le rendre à la fois riche et heureux, lui traversa l’esprit.

Il comprit tout à coup qu’il pourrait venir en aide à des millions de sourds qui ignoraient l’existence de ces appareils électriques. Durant un mois entier, il fit des recherches dans ce sens, il étudia le marché du fabricant et imagina les moyens d’entrer en contact avec les sourds du monde entier. Puis il présenta à la compagnie un projet s’étalant sur deux ans et fut immédiatement engagé pour le mener à bien.

Je suis persuadé que Blair serait resté sourd-muet si sa mère et moi-même ne nous étions pas efforcés de modeler son esprit comme nous le fîmes. Mon désir que cet enfant entendît, parlât et menât une vie normale était si puissant qu’il influença la nature. Elle abolit le silence qui l’isolait du monde extérieur.

Blair désirait entendre, et il entend! Pourtant il est né avec un tel handicap qu’avec un désir moins ardent de le vaincre, il n’aurait pu prétendre qu’à faire la quête ou à vendre de la pacotille dans les rues. Conjugués, la foi et un ardent désir ont un puissant pouvoir créateur. N’oublions pas qu’ils sont à la portée de tous les hommes.

(extrait de “Réfléchissez et devenez riche” par Napoleon Hill)

2 Comments

  • KERTESZ

    juillet 17, 2010

    Bonjour,
    quel est le prix de la méthode hors stage ?
    Ceci n’est pas mentionné de façon évidente.
    Merci d’avance
    Cordialement
    Richard

  • Katja Keller

    juillet 18, 2010

    Bonjour, Richard

    Merci pour votre intérêt à la méthode MAP.

    Voici le lien pour une vidéo qui vous explique comment on peut se débrouiller tout seul pour développer l’oreille absolue avec la méthode M.A.P. (le prix, le contenu, etc):

    http://fr.myperfectpitch.mobi/blog/?page_id=609

    Amicalement,
    Katja

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