Guten Tag,
vor drei Jahren habe ich angefangen, Orgel zu lernen. Damals dachte ich, es würde dem Klavierspiel ähneln – schließlich spiele ich seit meiner Kindheit Klavier.
Doch sehr schnell habe ich verstanden, dass die Orgel ein ganz eigenes Instrument ist.
Zuerst war da die Koordination, die ich völlig neu aufbauen musste. Zwei Hände auf einer Tastatur zu koordinieren, ist eine Sache. Gleichzeitig auch noch die Füße einzusetzen, eine ganz andere. Ich erinnere mich noch, wie ich lachen musste, weil ich irgendwann nicht mehr wusste, ob ich plötzlich drei Hände oder vierzehn Finger hatte :)
Ein weiterer Aspekt, den ich erst mit der Zeit entdeckt habe, ist der enorme Klangreichtum der Orgel. Schon bei einem bescheidenen Instrument ist die Zahl der Register beeindruckend – von den möglichen Kombinationen ganz zu schweigen!
Und dann ist da noch der Anschlag. Beim Klavier klingt eine Note auf eine völlig andere Weise. Die Tonerzeugung an der Orgel ähnelt eher dem Flötenspiel – mit einem Unterschied: Die Dauer des Tons hängt nicht vom Atem des Musikers ab, sondern davon, wie lange der Finger die Taste hält.
Und nur das innere Gehör kann all diese Aspekte des Spiels auf diesem Instrument kontrollieren. Für Katja Keller war das allerdings keine neue Entdeckung, sondern eher die Bestätigung einer längst bekannten Wahrheit.
Es ist Sommer, und endlich habe ich die Zeit gefunden, einige Bach-Choräle aufzunehmen. Diese Aufnahmen möchte ich gerne mit Ihnen teilen.
Bei der Arbeit daran musste ich oft daran denken, dass Johann Sebastian Bachs erstes Instrument die Violine war und dass es deshalb eine Kunst für sich ist, die einzelnen Stimmen seiner Werke wirklich singen zu lassen. An der Orgel verlangt das umso mehr Aufmerksamkeit für die Phrasierung.
Aber gerade diese Arbeit fasziniert mich sehr.
Mozart schrieb, die Orgel sei die Königin der Instrumente. Ich glaube, er hatte recht.
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Bonjour,
Il y a trois ans, j’ai commencé mes études d’orgue. À l’époque, je pensais que ce serait semblable au piano, que je joue depuis toujours. Pourtant, j’ai vite compris que c’est un instrument à part entière.D’abord, il y a eu la coordination des membres, que j’ai dû entièrement reconstruire. Coordonner deux mains sur un même clavier, c’est une chose. Faire agir les pieds en même temps, c’en est une tout autre. Je me souviens avoir ri, ne sachant plus si j’avais soudain trois mains, ou quatorze doigts :)
Un autre aspect, que je n’ai découvert qu’avec le temps : la richesse timbrale de l’orgue. Le nombre de jeux, même sur un instrument modeste, est déjà impressionnant, alors n’en parlons même pas des combinaisons possibles !
Encore un autre aspect : le toucher. Sur le piano, en effet, une note résonne de façon complètement différente. La production du son à l’orgue se rapproche plutôt du jeu de la flûte, à une différence près que sa durée ne dépend pas du souffle du musicien, mais du contact du doigt sur la touche.
Et seule l’oreille interne peut contrôler tous les aspects du jeu sur cet instrument. Cela dit, ce n’était pas une découverte pour Katja Keller, plutôt la confirmation d’une vérité établie.
C’est l’été, j’ai enfin trouvé le temps d’enregistrer quelques chorals de Bach, et j’ai envie de partager ces enregistrements avec vous. En travaillant dessus, j’ai souvent pensé que le premier instrument de Jean-Sébastien avait été le violon, et que chanter les voix de ses œuvres est, pour cette raison, un art à part. À l’orgue, cela demande d’autant plus d’attention au phrasé.
Mais ce travail me passionne tant. Mozart écrivait que l’orgue est le roi des instruments de musique. Je crois qu’il a raison :)
Voici les enregistrements de deux choral-préludes avec pédale obligée en question.